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Ce matin sur le chemin de l'école avec mon frère
Alain nous avons entendu arriver un camion de soldats allemands.
Nous avons eu peur et nous sommes partis en courant. En vérité
Alain n'est pas mon frère et il ne s'appelle pas Alain non plus.
David est réfugié à la maison, il est juif et les allemands le
cherchent. Je ne devrais pas le savoir mais il m'a tout raconté…
Alors dès que nous avons entendu le camion, nous nous sommes réfugiés
dans le champ le plus proche. Puis nous avons attendu. Nous comptions
les tours de garde : 2 tours de garde par heure. Nous avons attendu
la nuit . Hélas, les tours de garde se multiplièrent. Pour dormir,
on est monté dans le bois qui était au dessus du champ. Le lendemain,
entre deux tours de garde, on s'est précipité vers chez moi. Pas
de chance, un soldat barrait le passage. Je me suis retournée
pour chercher une cachette et j'ai aperçu une grille d'égout.
Nous-nous sommes précipités vers elle et le soldat nous suivait
de très près. Soudain, un autre soldat l'a appelé. Il s'est retourné
et a hésité ce qui nous donna juste le temps de renter dans l'égout
et de replacer la grille.
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Pouah ! Quelle odeur ! mais c'est mieux que d'être entre les mains
des soldats. Nous avons passé la nuit dans cette cachette sans
bouger de peur de se faire repérer. Le lendemain, c'était dimanche.
Dès les premiers rayons du soleil, nous montions la garde. Comme
nous avions très faim nous nous sommes risqués dehors. Mais plus
personne. Plus de soldats. Le village était désert. Alors sans
perdre une minute, nous avons foncé chez moi. J'ai vite ouvert
la porte, et l'ai refermée à double tour. Puis, on s'est regardé,
on était vivant. On s'est sauté dans les bras et on s'est mis
à rire.
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