Un peu d'histoire
La commune possède une riche histoire.
L'étymologie montre que la région était peuplé au moins dés l'époque gauloise :
le nom de Mahun vient du radical "Ma", qui signifie grandeur,
et de "dunos" qui désigne une colline, puis une forteresse, souvent un oppidum ou ville fortifiée…
"Saint Symphorien" était un soldat romain martyr d’Autun.
Les premières traces d'histoire sur la commune de St Symphorien de Mahun se situent sur le
Chirat Blanc.
Au nord du village, sur un sommet à environ 800 m d’altitude,
deux pans de murs représentent les vestiges de ce qui fut le
château de Mahun,
demeure médiévale des PAGAN, seigneurs de Mahun.
Le premier Pagan dont nous connaissons une date approximative est Aymon Ier,
fondateur du prieuré de
Veyrines, qui vit vers 1050.
Certains affirment que les seigneurs de Mahun participent à la première croisade (1096).
Et même, certains auteurs rattachent à leur famille le fondateur de l’Ordre des Templiers en 1118,
Hugues de Payns ou de Pagan.
Le château de Mahun, édifié autour de l’an 1100 a été détruit vers 1420 par une bande de pillards
venus du centre de la France.
La famille des Pagan sera à son apogée à la fin du XIII° mais s’éteindra en 1362.
Elle nous a laissé en particulier l’église de Veyrines, vestige du prieuré.
Veyrines, autrefois paroisse distincte de celle de St-Symphorien, est aujourd’hui un hameau
de cette dernière commune. L’église actuelle de Veyrines date du XII° siècle,
elle est le seul monument restant de l’ensemble du prieuré de jadis,
une des plus anciennes fondations bénédictines du Haut Vivarais.
Elle est classée depuis 1939. C’est une simple église de montagne, mais de style roman très pur,
elle attire beaucoup de touristes. Saint François Régis (1597-1640) y passa souvent,
et c’est là, selon la tradition, que, se rendant à Lalouvesc,
il contracta une pleurésie qui devait l’emporter.
La commune de Saint-Symphorien de Mahun possède donc deux
églises.
La majeure partie de l’église de St-Symphorien date du XIII° s. (transept, nef, clocher),
mais son origine remonte au XII° s. S’y sont greffés une chapelle gothique et des appendices du XIX°s.
Sous la Terreur, en 1793 St-Symphorien devient la commune du Mahun Libre.
En 1794, les prêtres, religieux et religieuses sont sévèrement poursuivis.
Beaucoup se réfugient dans la commune de Saint-Symphorien de Mahun.
On compte à cette époque plus de vingt curés ou prêtres cachés
dans des maisons des particuliers de la paroisse.
En 1800, l’école privée de la paroisse de St-Symphorien devient un petit séminaire qui reçoit
jusqu’à 180 élèves et 7 professeurs, avant d’être transféré à Annonay en 1802.
La porte de l’église de Saint Symphorien de Mahun garde les traces de l’ouverture
à coup de haches lors des Inventaires des biens d’église en 1906.
La guerre de 1914-1918 a fait 49 morts, accélérant la crise démographique liée à l’exode rural.
Aujourd'hui la commune compte 133 habitants alors qu'il y en avait 978 en 1861.